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Qu’est-ce que la sensibilisation en milieu scolaire ?

Linda L. Saulnier devant les élèvesUne éducation, une compréhension et un apprentissage face aux différences des autres (la maladie, les handicaps, les races). L’éducation en droits de la personne est un processus de transformation qui commence par l’enfant pour s’étendre ensuite à la société dans son ensemble.

Ce processus permet aux jeunes malades ou différents d’avoir le droit à une vie normale comme les autres et le droit de retourner à l’école sans vivre d’humiliation ou de rejet de ses pairs. Reprendre la vie courante dans la dignité, le respect et l’Amour.

Notre œuvre favorise ainsi une meilleure intégration au milieu scolaire des jeunes atteints de cette maladie, et aide à dissiper du même souffle les préjugés des élèves et des établissements scolaires.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le cancer est loin d’être connu des enfants. Ridiculiser un jeune malade parce qu’il se sent faible, parce qu’il ne peut participer à toutes les activités physiques ou parce qu’il n’a plus de cheveux, voilà qui est encore malheureusement monnaie courante dans nos établissements. Des phrases comme « De quelle planète tu viens ? » ou : « C'est quoi ta drogue ? » sont une épine de trop pour une jeunesse menant déjà une si grosse bataille !

Les besoins ou problèmes à régler sont nombreux. On retrouve un manque flagrant de connaissances chez les jeunes et les moins jeunes ; un manque flagrant de préparation des dirigeants et des professeurs lors du retour à l'école d'un enfant atteint ; l'intolérance des établissements scolaires et des étudiants à la présence, parmi eux, d'enfants atteints du cancer découle d'un manque de connaissances.

Les buts et objectifs globaux sont les suivants : démystifier dès le bas âge le cancer. Reconnaître les différences de chacun, favoriser une meilleure intégration scolaire des jeunes atteints du cancer ; dissiper les préjugés des élèves et des institutions scolaires. On retrouve un manque flagrant de connaissances chez les jeunes et les moins jeunes ; un manque de préparation des dirigeants et des professeurs lors du retour à l'école d'un enfant atteint ; l'intolérance des établissements scolaires et des étudiants à la présence, parmi eux, d'enfants atteints du cancer découle tout simplement d'un manque de connaissances.

Marie-Ève a terriblement souffert de sa maladie, mais elle a aussi été grandement attristée de ne pas se sentir davantage épaulée par ses camarades de classe lors de son entrée au secondaire. Son courage exceptionnel lui a tout de même permis de traverser cette épreuve qui s’ajoutait à son cancer. Sept années scolaires avec plus ou moins d’encouragement et de compréhension, voilà ce qui l'avait poussée, au cours des dernières années, à entreprendre une campagne de sensibilisation auprès de ses pairs.

La Fondation MES poursuit le travail déjà amorcé par Marie-Ève en s’introduisant dans les établissements scolaires pour mieux faire comprendre ce fléau qu'est le cancer.

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